Collection en mouvement, Saint-Martin-de-Jussac

Salle de la mairie de Saint-Martin-de-Jussac

Le bourg
87200 Saint-Martin-de-Jussac

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Exposition 6 juillet au 10 novembre 2017

  • Patrick Caulfield, Pipe and jug, 1973 Sérigraphie, 72,8 x 90 cm Collection Artothèque du Limousin
  • Joachim Mogarra, Les montagnes, les plaines, les mers, les fleuves, les arbres, les bêtes, les hommes, 1988 (extrait) Triptyque. 3 photographies noir et blanc sur toile émulsionnée, 3 x (100 x 150 cm) / Collection FRAC Limousin / © J. Mogarra

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Œuvres de Patrick CAULFIELD - Joachim MOGARRA
Collections du FACLim, de l'Artothèque et du FRAC Limousin.

« Un dialogue autour de la nature morte »
par Yannick Miloux, directeur artistique du FRAC-Artothèque du Limousin

Patrick Caulfield (1936-2005), peintre et graveur britannique, fut souvent associé au Pop Art. Né à Londres dans une famille modeste, il travaille d’abord comme ouvrier, s’engage dans la Royal Air Force, puis commence des études d’art. En 1961, il rencontre d’autres jeunes artistes – David Hockney, Allen Jones - et participe au mouvement du pop art anglais, même s’il a toujours refusé cette étiquette. Il préférait se considérer comme un « artiste formel » et comme un héritier des traditions picturales des maîtres modernes tels que Georges Braque, Juan Gris et Fernand Léger qui influencèrent autant ses compositions que ses sujets.
Refusant de laisser apparaître les coups de pinceaux témoins de son geste, Caulfield préfère les techniques plus anonymes des peintres publicitaires. Depuis les années 60, ses peintures se caractérisent par des aplats colorés et des objets définis seulement par leur contour. Les deux sérigraphies présentées sont emblématiques de sa démarche. L’une, volontairement limitée au noir et blanc, résume la profondeur de la composition à un équilibre de contrastes très proche de l’efficacité visuelle de la bande dessinée. L’autre, en couleurs, repose sur la tension entre le fond répétitif et la forme en silhouette du vase au centre de l’image.

Joachim Mogarra (né en 1954 à Tarragone, Espagne) est apparu sur la scène artistique au milieu des années 80, après des études de Lettres et de Philosophie, puis une formation à l’école des Beaux-Arts de Montpellier. Au moment du retour de la peinture en France, avec la « figuration libre » de Combas et Di Rosa, il choisit la photographie pour son économie de moyens et ses possibilités de raccourcis.
L’inspiration de Mogarra naît de son quotidien, de celui de ses proches, du nôtre. Son atelier se trouve sur le sol de sa cuisine, dans son jardin, sa rue, au bord d’une route. Comme un bricoleur éclairé, il emploie des objets de consommation courante pour la construction de petites mises en scènes qui sont photographiées et parfois légendées. L’artiste précise : « il ne s’agit pas tant d’injecter du banal dans l’art que de rendre compte de quelle manière la culture envahit mon quotidien ».
Le grand triptyque présenté fait partie de la seconde période de création de l’artiste. Trois objets précisément choisis ont été photographiés sur un fond neutre, en noir et blanc, avec un éclairage adapté. Les clichés ont été agrandis et tirés sur une toile émulsionnée, puis tendus sur châssis de façon à leur donner un statut proche de celui du tableau. Le titre en forme de mélopée souligne l’importance que veut donner Mogarra aux bibelots qui nous entourent.



Opération réalisée par le FRAC- Artothèque du Limousin, Le FACLim et la ville de Saint-Martin-de-Jussac.


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